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Combien coûte un site internet pour un artisan, acheter ou louer ?

Par Baptiste Marclay · octobre 2026 · 3 minutes de lecture

Un site d'artisan coûte de 800 à 3 000 € si vous l'achetez, ou de 29 à 100 € par mois si vous le louez, souvent avec 0 € au départ. L'écart vient surtout de qui fait le travail, et de ce qui vous appartient à la fin. Voici les quatre façons de faire, avec leurs vrais coûts.

Je vends moi-même un abonnement, je vous le dis tout de suite : je le mets à part, en bas de page, avec les mêmes questions que pour les autres.

Les quatre façons d'avoir un site

FormuleAu départEnsuiteQui fait le travailÀ surveiller
Le faire vous-même (Wix, etc.)0 €dès 16,80 € TTC par mois chez Wix (formule Light, engagement d'un an)VousVotre temps, et le référencement reste à faire vous-même
Un freelanceenviron 800 à 3 000 €adresse internet (10 à 20 € par an), hébergement, modifications souvent facturéesLe freelance, puis vousQui garde les accès, et qui fait la maintenance
Une agenceautour de 2 000 € pour un site de présentation, souvent plusmaintenance en optionL'agenceLe prix de départ
Un abonnement tout compris0 à quelques centaines d'eurosà partir de 29 € HT par mois, jusqu'à 100 € environLe prestataireLa durée d'engagement, et à qui reviennent l'adresse et le site à la fin

Prix relevés en octobre 2026, hors taxes sauf Wix (TTC), voir les sources en bas de page. Ce sont des ordres de grandeur : un devis sérieux part toujours de votre métier, de votre zone et du nombre de pages.

Acheter ou louer : ce qui change vraiment

Acheter, c'est payer le site au départ, chez un freelance ou une agence. Il est à vous, mais l'hébergement, les mises à jour et les modifications restent à gérer, soit par vous, soit par un prestataire que vous payez à chaque fois.

Louer, c'est payer un abonnement. Vous sortez peu ou rien au départ et tout est géré, mais vous dépendez du prestataire. Tout se joue alors sur trois points : la durée d'engagement, ce qui est compris, et ce que vous récupérez si vous arrêtez.

Pour un artisan qui veut un site propre sans y passer ses soirées, l'abonnement se défend très bien, à condition de lire le contrat.

Le piège des contrats de location longue durée

Certains contrats de location de site s'étalent sur plusieurs années, se signent vite, sur place ou au téléphone, et ne laissent rien à l'artisan à la fin : ni le site, ni parfois l'adresse. Je contacte moi aussi les artisans de cette façon, donc lisez mon contrat avec la même attention.

Bon à savoir : la loi protège aussi les petits professionnels. Si vous avez cinq salariés au plus et que vous signez en face à face, hors de vos locaux, un contrat qui ne relève pas de votre métier, vous pouvez avoir 14 jours pour vous rétracter (article L221-3 du Code de la consommation). La Cour de cassation l'a appliqué le 12 septembre 2018 à un contrat de création de site internet signé par une architecte. Pour un contrat conclu entièrement à distance, ce délai n'est pas automatique : demandez-le.

Les cinq questions à poser avant de signer

  1. À qui est enregistrée l'adresse internet ?

    Le nom de domaine doit être à votre nom, même si le prestataire le paie et le gère. C'est lui que vos clients connaissent.

  2. Que devient le site si j'arrête ?

    Est-ce que vous récupérez les fichiers, à quel prix, et au bout de combien de temps ? Sans réponse écrite, considérez que le site n'est pas à vous.

  3. Combien de temps suis-je engagé ?

    Et qu'est-ce que vous devez si vous arrêtez avant la fin ? Un engagement d'un an se défend, un contrat de plusieurs années mérite qu'on le lise deux fois. Chez moi, c'est 12 mois, pas plus.

  4. Qu'est-ce qui est compris dans le prix ?

    Hébergement, mises à jour, modifications, référencement, photos : faites-vous écrire la liste, et ce qui est facturé en plus.

  5. Ai-je un délai pour changer d'avis ?

    Demandez-le noir sur blanc. La loi l'impose dans certains cas, un prestataire sérieux peut le proposer dans tous les cas.

Et Site tout compris, dans tout ça ?

C'est mon offre, donc je la mets à part, avec les réponses aux cinq questions :

Sources